Calculer un loyer au prorata : le simulateur gratuit
Mis à jour le 6 octobre 2026 · 9 min de lecture
Un loyer au prorata se calcule en jours réels : loyer mensuel ÷ nombre de jours du mois × nombre de jours d'occupation, le jour d'entrée ou de sortie compris. Les charges suivent le même calcul, séparément, pour que la quittance puisse distinguer les deux. Le simulateur ci-dessous fait le calcul pour vous, à l'entrée comme à la sortie, et donne la période exacte à inscrire sur le document — directement dans votre navigateur, sans rien envoyer ni conserver.
Le simulateur
Saisissez le loyer hors charges, les provisions pour charges, le premier et le dernier jour d'occupation dans le mois, puis choisissez la méthode : le montant dû s'affiche aussitôt, loyer et charges séparés, avec le nombre de jours retenus et la formule appliquée. L'exemple déjà rempli est celui d'une entrée le 12 mars.
En jours réels, le résultat est exactement celui que calcule l'app Rentmax lorsque vous saisissez un bail qui commence ou se termine en cours de mois : même méthode, mêmes arrondis, au centime près.
La méthode, étape par étape
Le calcul tient en trois lignes.
- Jours d'occupation : à l'entrée, du jour d'entrée au dernier jour du mois inclus ; à la sortie, du 1er au dernier jour du bail inclus.
- Total dû = (loyer hors charges + charges) ÷ nombre de jours du mois × jours d'occupation, arrondi au centime.
- Charges dues = charges ÷ nombre de jours du mois × jours d'occupation, arrondies au centime ; le loyer hors charges est la différence entre les deux.
Obtenir le loyer hors charges par différence garantit que les deux lignes de la quittance s'additionnent toujours exactement au total annoncé : arrondir chaque ligne indépendamment peut, sur certains montants, faire apparaître un centime d'écart entre la somme des lignes et le total. Le simulateur calcule pour la même raison en centimes entiers, et n'arrondit qu'une fois, à la fin.
30 ou 31 jours : quelle base de calcul ?
Le point qui fait débat est le diviseur. Deux méthodes coexistent.
- Les jours réels du mois. On divise par le nombre de jours du mois concerné — 28, 29, 30 ou 31 — et on multiplie par les jours d'occupation. Le montant colle à la durée réellement occupée.
- La base 30 jours, dite des trentièmes. On divise toujours par 30, quel que soit le mois, et on multiplie par les jours d'occupation, plafonnés à 30. Le simulateur applique cette convention ; certains bailleurs en suivent d'autres variantes, en comptant par exemple février comme un mois de 30 jours.
Sur un mois de 30 jours, les deux méthodes donnent le même montant. Sur un mois de 31 jours, la base 30 demande un peu plus au locataire : pour 810 € et 20 jours en mars, 540 € au lieu de 522,58 €. En février, c'est l'inverse : pour 13 jours en février 2026, 351 € au lieu de 376,07 €. L'écart ne dépasse pas quelques pour cent, mais il ne joue pas toujours dans le même sens.
Aucune disposition de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 n'impose l'une ou l'autre. Si le bail prévoit une méthode, c'est en principe elle qui s'applique : le contrat tient lieu de loi à ceux qui l'ont conclu, selon l'article 1103 du code civil. À défaut de clause, le calendrier réel est la méthode la plus facile à justifier, parce que le loyer est la contrepartie d'une jouissance pendant une durée, selon la définition même du louage à l'article 1709 du code civil. C'est celle qu'applique l'app Rentmax.
Trois exemples chiffrés
Avec un loyer de 750 € hors charges et 60 € de provisions, soit 810 € par mois :
- Entrée le 12 mars (31 jours) : 20 jours d'occupation, 810 ÷ 31 × 20 = 522,58 €, dont 38,71 € de charges.
- Entrée le 16 février 2026 (28 jours) : 13 jours d'occupation, 810 ÷ 28 × 13 = 376,07 €, dont 27,86 € de charges. En trentièmes, on aurait réclamé 351 € — le calcul par trentièmes n'est pas toujours défavorable au locataire.
- Sortie le 5 juillet (31 jours) : 5 jours d'occupation, 810 ÷ 31 × 5 = 130,65 €, dont 9,68 € de charges.
À l'entrée, à la sortie : ce qui change
À l'entrée, la règle est simple : le loyer est dû à compter de la prise d'effet du bail, dont l'article 3 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 exige la mention. Un locataire qui reçoit ses clés le 12 doit le loyer à compter du 12, pas du 1er — « tout mois entamé est dû » n'est pas une règle de droit.
À la sortie, la date à saisir dans le simulateur n'est pas forcément celle du départ. Si le locataire a lui-même donné congé, il doit le loyer jusqu'au terme du préavis, même s'il rend les clés plus tôt (article 15 de la loi du 6 juillet 1989, repris à l'article 25-8 pour les meublés) : c'est le dernier jour du préavis qu'il faut saisir. Si le congé vient du bailleur, seul le temps d'occupation réelle est dû.
Ce qu'il faut écrire ensuite sur la quittance
Une fois le montant connu, la quittance doit porter la période exacte — « du 12 au 31 mars », et non « mois de mars » — et distinguer le loyer des charges, comme l'exige l'article 21 de la loi du 6 juillet 1989. Notre guide sur la quittance de loyer pour un mois incomplet détaille ces mentions ; la même période figure sur l'avis d'échéance, que vous pouvez établir avec notre générateur gratuit d'appel de loyer.

Ne plus faire le calcul à la main
Le prorata ne revient qu'au début et à la fin d'un bail, c'est justement pour cela qu'on le refait de tête à chaque fois. Dans Rentmax, il suffit de saisir la date d'entrée ou de fin du bail : le premier et le dernier mois sont calculés avec cette méthode, et l'avis d'échéance comme la quittance portent directement le bon montant. Pour un cas qui sort de ce cadre — désaccord sur la date d'entrée réelle, préavis réduit — l'ADIL de votre département, membre du réseau ANIL, délivre gratuitement une information juridique neutre sur les rapports locatifs.
Questions fréquentes
Comment calculer un loyer au prorata ?
Divisez le loyer mensuel par le nombre réel de jours du mois concerné, puis multipliez par le nombre de jours d'occupation, jour d'entrée ou de sortie compris. Faites le même calcul pour les provisions pour charges. Pour un loyer de 750 € hors charges et 60 € de charges, avec une entrée le 12 mars, mars compte 31 jours et l'occupation 20 jours : 810 ÷ 31 × 20 = 522,58 € au total, dont 38,71 € de charges et 483,87 € de loyer hors charges.
Le jour d'entrée est-il compté dans le prorata ?
Oui. La remise des clés vaut mise à disposition du logement : le jour d'entrée est un jour occupé, tout comme le dernier jour du bail à la sortie. Un bail qui se termine le 23 août couvre donc 23 jours, et celui du locataire suivant, qui commence le 24, en couvre 8 : 23 + 8 = 31, aucun jour n'est facturé deux fois ni oublié.
Mes montants sont-ils enregistrés quelque part ?
Non. Le simulateur de cette page calcule tout dans votre navigateur : aucun montant, aucune date et aucune adresse ne sont envoyés à un serveur, et rien n'est conservé une fois la page fermée. Aucun email n'est demandé.
Le locataire qui part en cours de mois paie-t-il au prorata ?
Cela dépend de qui a donné congé. Selon l'article 15 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, le locataire ne paie que le temps d'occupation réelle si le congé vient du bailleur ; s'il vient du locataire, il doit le loyer et les charges pour tout le délai de préavis, même s'il rend les clés plus tôt, sauf si un nouveau locataire occupe le logement avant la fin du préavis en accord avec le bailleur. Le prorata porte alors sur le dernier mois du préavis, et non sur le jour du départ effectif.
Faut-il calculer le prorata sur 30 jours ou sur le nombre de jours réels du mois ?
Aucune disposition de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 n'impose de méthode. Si le bail en prévoit une, c'est en principe elle qui s'applique, le contrat tenant lieu de loi à ceux qui l'ont conclu selon l'article 1103 du code civil. À défaut, le nombre réel de jours du mois — 28, 29, 30 ou 31 — est la méthode la plus facile à justifier, parce que le loyer est la contrepartie d'une jouissance pendant une durée (article 1709 du code civil). L'écart n'est jamais à sens unique : pour 810 € par mois et 20 jours d'occupation en mars, les jours réels donnent 522,58 € et la base 30 donne 540 € ; pour 13 jours en février 2026, les jours réels donnent 376,07 € et la base 30 donne 351 €.
Un mois entamé est-il dû en totalité ?
Non, « tout mois entamé est dû » n'est pas une règle de droit. À l'entrée, le loyer est dû à compter de la prise d'effet du bail, dont l'article 3 de la loi du 6 juillet 1989 exige la mention : un locataire qui entre le 12 doit le loyer à compter du 12. À la sortie, l'article 15 de la même loi distingue selon l'auteur du congé : si c'est le bailleur, seul le temps d'occupation réelle est dû ; si c'est le locataire, il doit le loyer et les charges jusqu'au terme du préavis, même s'il rend les clés plus tôt, sauf si un autre locataire occupe le logement avant cette date en accord avec le bailleur. Dans les deux cas, le dernier mois se calcule au prorata des jours jusqu'à la date retenue, et non en mois entier.